DECLARATION
Après avoir choisi de différer au plus loin les réformes institutionnelles sur lesquelles le Président SALL s’était engagé, son régime et lui persistent à piétiner la constitution actuelle et les libertés démocratiques.
En effet, la répression sélective et revancharde, les interdictions répétées des manifestations et autres entraves aux activités des mouvements sociaux politiques préfigurent une régression et un recul des principes démocratiques.
Ceux qui nous dirigent oublient leur rejet du Conseil Constitutionnel et leurs contestations des interdictions des manifestations. Pourtant, cela relève d’un passé récent.
Pourquoi ceux qui nous dirigent s’acharnent-ils à reproduire les méthodes et les pratiques qu’ils avaient naguère récusées ? Cherchent -ils à nous faire croire que la politique ne s’accommode pas avec l’éthique et la parole donnée ?
De toute façon, les campagnes électorales déguisées, le népotisme et l’arrogance avec lesquels les tenants du pouvoir gèrent les affaires publiques ne peuvent pas occulter les misères et les souffrances des populations sénégalaises.
Pour le CIMAC, les urgences sont dans :
- L’adoption d’une nouvelle constitution partagée avec la population dans les langues nationales ;
- L’audit sous le contrôle citoyen de la dette multilatérale et de toutes les politiques publiques déroulées par les gouvernements successifs ;
- L’audit du patrimoine foncier et l’adoption d’une réforme foncière qui protège l’élevage et l’agriculture paysanne,
- L’adoption d’une justice indépendante, contre toute répression sélective
- Le Bureau Exécutif
Le 25 Avril 2014